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 L’Ordre des Infirmiers Québécois, leçons d’ici et d’ailleurs

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Argrath le Troll
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Emploi : Infirmier en psychiatrie
Date d'inscription : 16/03/2007

MessageSujet: L’Ordre des Infirmiers Québécois, leçons d’ici et d’ailleurs   Ven 27 Juil - 10:09

L’ordre infirmier Français, maintenant sur les rails législatifs connaît de nombreux avatars dans le monde.
L’exemple le plus prestigieux est celui de l’ordre Quebecois, celui sur lequel se basent les partisans de l’ONI Français.
Crée dans les années 20, les partisans de celui-ci considèrent que seule une organisation indépendante peut réguler la démographie infirmière et établir une charte régulant l’admission au sein de cette profession. Petit à petit l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) se dote de toutes missions « traditionnelles » à une structure ordinale. En 1974, les infirmières québécoises obtiennent une définition légale de l'exercice de leur profession. Il leur est désormais possible d'agir, en toute autonomie, à l'intérieur d'un champ d'activité qui leur est propre. En France c’est à partir de 1980 jusqu’en 1993 que se fera cette évolution.
Rappelons qu’en France, il existe toute une panoplie de loi fixant très précisément l’exercice de la profession, des peines encourues en cas de manquement -contrairement à ce qu’affirment les « pro ordres » - (Loi du 12 juillet 1980), de ce que peut faire l’infirmier (décret du 15 mars 1993) ce qui fait de notre profession une des plus réglementées.
Sans structure ordinale la France a su se doter des mêmes règles et du même arsenal législatif réglementant notre profession.
Les années 80 au Québec, sont marquées par une crise profonde. Une nouvelle fois, l'effectif infirmier ne suffit plus à la demande. Mais cette fois, le sous recrutement n'est pas seul en cause. Un nouveau et inquiétant phénomène commence à poindre : de plus en plus d'infirmières abandonnent la profession.
Contraints à des coupures budgétaires, les hôpitaux ont amorcé une réorganisation du travail qui précarise l'emploi du personnel infirmier (ex. conversion de postes à temps plein en postes à temps partiel) et alourdit sa charge de travail. Et ce, au moment même où l'on exige des infirmières qu'elles relèvent de nouveaux défis : vieillissement de la population qui draine vers le réseau de la santé une clientèle de plus en plus lourde, augmentation de problèmes sociaux et sanitaires tels que l'alcoolisme et les autres toxicomanies, la violence faite aux femmes, aux enfants et aux personnes âgées, le sida, etc.
Ces bouleversements, conjugués à l'émergence de nouvelles professions susceptibles d’intervenir dans le champ de pratique des infirmières, inquiètent vivement celles-ci. Elles s'interrogent même, avec un très net sentiment d'urgence, sur l'avenir de leur profession.
Loin d'être circonscrite au seul Québec, cette crise éclate aux quatre coins de la planète. Le ras-le-bol des infirmières culmine en grèves parfois très dures.
À la fois pour faire le point sur la situation, soutenir l'action de ses membres, saisir l'opinion publique du problème et faire pression sur le gouvernement et les directions d'hôpitaux, l'Ordre publie son document-choc HYPER TENSION : L'urgence des choix. On y dresse un portrait accablant de la situation des infirmières et on y formule plusieurs recommandations s'adressant au gouvernement du Québec, aux établissements de santé, aux universités ainsi qu'à certains organismes subventionnaires de recherche en sciences infirmières. « Il faut convenir qu’en 30 ans, le système de santé a radicalement changé. Il est temps de remédier à un certain nombre de paradoxes et d’incohérences qui freinent le développement de notre profession », affirmait Gyslaine Desrosiers, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), lors d’un point de presse visant à annoncer des modifications prochaines à la Loi sur les infirmières et les infirmiers. « Au fil des ans, rappelle-t-elle, les infirmières ont dû prendre plus de responsabilités et, actuellement, elles transgressent des règles en posant certains gestes qui ne sont pas prévus dans la loi. Par exemple, les infirmières font des soins de pieds et des traitements de plaies pour lesquels elles sont poursuivies. Et peu de gens savent que le triage à l’urgence ou l’évaluation téléphonique à Info-Santé sont des pratiques infirmières qui ne figurent même pas dans la Loi sur les infirmières et les infirmiers. C’est dire à quel point cette loi est désuète. » Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Québec traîne de la patte dans la reconnaissance légale des infirmières. Le statut d’infirmière praticienne ou en pratique avancée existe aux États-Unis depuis 1960, et 50 états le reconnaissent. Actuellement, au Canada, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario ainsi que Terre-Neuve ont prévu des dispositions légales permettant la création et la reconnaissance d’une pratique autonome de l’infirmière praticienne, non dépendante de la délégation d’actes. De façon générale, le Québec n’évolue pas au même rythme que les autres provinces concernant le développement de la pratique infirmière tant sur le plan légal que sur celui de la formation.
Dominique Michaud, spécialiste de l’exercice infirmier en soins critiques au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUQ) et professeur de clinique en soins critiques à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval, est revenu au Québec après avoir pratiqué plusieurs années en Alberta. Deux ans plus tard, il est encore sous le choc. « Je constate des déficiences dans la formation de base de spécialités comme les soins intensifs et des lacunes significatives dans la compréhension et l’intégration des connaissances, souligne l’infirmier. La dynamique actuelle de la pratique au Québec ne repose pas sur des standards de compétences mais plutôt sur une routine basée sur un mode action/réaction, ce qui se traduit par un sentiment d’insécurité chez plusieurs infirmières. »

Autre aspect important, le maintien des compétences. « Le Québec a environ dix ans de retard sur ce plan. La structure de maintien des compétences, particulièrement en soins critiques, n’existe à peu près pas ici, alors qu’ailleurs le processus est rigoureusement mis en place sur les lieux de travail et comporte des exigences précises, fait remarquer Dominique Michaud. Au Québec, on observe une confusion sur qui est responsable de quoi, notamment au chapitre du maintien des compétences et de la formation continue, d’où une certaine inertie organisationnelle. Pourtant, c’est essentiel si l’on veut assurer le développement professionnel des infirmières. »

Confrontées à des changements touchant les clientèles et l’organisation des soins, les infirmières québécoises ne sont pas bien équipées pour faire face à la musique. « Elles sont actuellement dans un cercle vicieux, constate M. Michaud. Comment savoir ce qu’elles ne savent pas et qu’elles devraient savoir ? Ce n’est pas évident. Les infirmières manquent de balises, d’encadrement et d’outils pour s’adapter à l’évolution constante des besoins et des soins. N’ayant pas un bagage suffisant, elles sont de façon générale plus vulnérables au changement, au stress, à la pression, au sentiment d’impuissance et à tout ce qui s’ensuit. Dans ce contexte, elles ont encore moins de motivation et d’intérêt à se former et à se développer au plan professionnel, d’autant plus qu’il n’y a pas de mesures incitatives en faveur de la formation. » Le lundi 25 juin 2007, des infirmières dénoncent l'examen de l'Ordre. Excédées de voir partir des candidats prometteurs en pleine pénurie de personnel, une trentaine d'infirmières de l'hôpital Jean-Talon dénoncent la difficulté de l'examen de l'Ordre des infirmières du Québec, mal adapté à la réalité, selon elles.
L'ordre matraque le personnel. Tout d'abord il le dépouille annuellement en imposant une cotisation d'environ 200 euros à payer dans les délais sous peine de se faire radier du tableau de l'ordre.
Cotisation annuelle qui permet de recevoir chaque mois le bulletin de l'ordre des infirmières qui liste les infirmières exclues de l'ordre pour des motifs diverses et variés.
Ensuite l'ordre matraque les étudiants qui sont déjà peu nombreux en leur demandant de payer à une somme d'environ 400 euros pour passer l'examen de l'ordre obligatoire pour être diplômé.
L’étudiant peut échouer 3 fois cet examen mais devra payer à chaque reprise! L’ordre est une pompe a fric qui réside dans les plus beau quartiers de Montréal dont les locaux magnifiques sont payés par les professionnels qui ne tirent aucun bénéfice de l'ordre! Pour exemple la dernière fois que les infirmières ont osé faire « grève », elles ont du payer une amende à l'ordre sous peine d'être radiées du tableau!!!!!!!!!!
1) L'ordre est là pour protéger les intérêts des "clients" : donc pas celui des infirmiers et des infirmières ! L'ordre gère la profession, avec tous ses mécanismes bureaucratiques. Ce n'est pas un syndicat. Au Québec, il opère comme un lobby en présentant une image sympathique du Québec auprès de ses administrés (avec sa revue notamment) et dans les pays francophones (en ayant crée le SIDDIEF, organisme parapublique, une sorte d'ONU de la profession infirmière francophone où il dispose d'une place de choix...), ceci permettant d'attirer les infirmières qu'il lui manque...

En France, la qualité de la formation et de l'exercice de la profession sont évidents. Au Québec aussi, sauf qu'il y a aussi un ordre qui est un organisme parapublic crée par décret suivant les modèles nord-américains. Il pèse lourd dans la vie des infirmières...
2) Les infirmières et les infirmiers paient une cotisation annuelle (assez importante) pour être membre de l'ordre. Ceci est inacceptable, puisque l'ordre est d'abord un service public adressé aux « clients », donc ce devrait être à eux de financer l'ordre via leurs impôts par exemple : une belle dérive que certains gestionnaires savent bien justifier...
3) S'il y a une plainte justifiée ou non d'un patient, l'ordre enquête en faveur du « client ». Beaucoup d’infirmière ont fait l’objet d’une enquête à charge. Les investigations peuvent remonter jusqu’aux études afin de collecter des informations qui desservent les professionnels incriminés. En sera-t-il de même demain dans notre pays ? Êtes-vous prêts à parier sur l’impartialité de gens qui auront le pouvoir de monter un dossier ainsi que le ferait un juge d’instruction mais qui n’auront pas suivi la formation d’un magistrat ? Êtes-vous certain que ceux qui enquêteront auront les compétences requises pour faire la part des choses entre les rumeurs malveillantes, la volonté de vous nuire et des faits objectifs ? Pensez-vous qu’il soit sain de remonter jusqu’à vos études, ainsi que cela se fait au Canada, afin de collecter des informations qui « expliqueraient » votre comportement des années plus tard ?(ils remontaient jusqu'aux études de l'infirmière pour trouver des éléments de son comportement....)
4) Dans le cas d'un travailleur social, il doit être membre de l'ordre des travailleurs sociaux pour travailler dans le public d'État...mais pas ailleurs (la majorité). Être membre de l'ordre ne garantit pas les compétences, c'est le diplôme qui le garantit où que l'on travaille ! Comme c'est le cas actuellement en France.
Et comme cela menace de ne plus l’être demain.
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